Elisabeth Borne affirme vouloir créer un service public de la petite enfance
Un peu moins d’une heure après le début de son discours devant l’Assemblée nationale cet après-midi, Elisabeth Borne a entamé le chapitre « égalité des chances ». Reprenant quasiment mot pour mot le langage du président Emmanuel Macron sur les « inégalités de destin » et les « chemins de l’émancipation », la première ministre affirme : « l’enfance sera une priorité de ce quinquennat dans la droite ligne du chantier des 1000 premiers jours ».
Elle ajoute : « nous répondrons à la première préoccupation des parents aujourd’hui : le manque de solution de garde pour les enfants et notamment les enfants de moins de trois ans. Pour réussir mon gouvernement souhaite bâtir avec les collectivités un véritable service public de la petite enfance ».
200 000 places ?
Il s’agira ainsi « d’offrir les 200 000 mille places d’accueil manquantes » avec « des solutions proches des domiciles, accessibles financièrement ». Elisabeth Borne précise enfin que le public prioritairement aidé sera celui des familles monoparentales, « le plus souvent des femmes », avec une aide pour la garde jusqu’à l’âge de douze ans.
Ce discours n’apporte rien de nouveau par rapport aux promesses de campagne d’Emmanuel Macron. Sauf que depuis l’élection, la crise du secteur de la petite enfance a éclaté au grand jour.
Offrir « 200 000 places » : comment ? Avec quels moyens ? Aucune précision n’a été donnée à ce stade.
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