Plusieurs députés ont déposé mardi un texte visant à durcir la législation contre les impayés, via un fonds de garantie de salaire, une garantie bancaire et une interdiction d’embauche pour les employeurs « récidivistes ».
Alors que la prise en charge de deux mois de salaires impayés a été étendue courant octobre aux assistantes maternelles adhérentes à Pajemploi +, la création d’un fonds de garantie plus large, toujours à l’étude, se heurte à la question de son financement.
Après les annonces d’Aurore Bergé sur l’extension de la garantie de salaire via Pajemploi +, la branche professionnelle entame des discussions et sollicite des auditions auprès de plusieurs organismes.
L'application lancée par la plateforme Pajemploi fait l’unanimité contre elle chez les organisations représentatives, qui demandent à être associées aux travaux afin de ne pas pénaliser les assistantes maternelles.
Une deuxième proposition de loi sur la question des salaires impayés des assistantes maternelles a été enregistrée à l’Assemblée nationale et Jean-Christophe Combe renvoie le sujet vers le comité de filière petite-enfance.
La FGTA-FO a adressé un courrier hier à la Fepem et au gouvernement pour obtenir l’examen par la branche des salariés du particulier employeur de l’extension de l’assurance de garantie des salaires aux assistantes maternelles ou de la création d’un régime identique.
Cette situation très pénalisante vécue par certaines assistantes maternelles revient dans l’actualité à la faveur d’une pétition et d’une mobilisation lancée par une ancienne professionnelle.